UN COURS DE FRANÇAIS

LA MARSEILLAISE.

C'est l'hiver de 1792. Rouget de l'Isle, jeune officier français, se trouve en garnison à Strasbourg. C'est un jeune compositeur de talent. Il va voir souvent le maire de la ville Dietrich, qui partage son enthousiasme pour la Révolution. Un jour Dietrich demande à Rouget de l'Isle de composer un chant pour la prochaine fête de Strasbourg. Rouget compose l'air et les paroles et les porte chez le maire. La fille ainée de Dietrich se met au piano et le jeune officier chante. Aux dernières strophes tout le monde applaudit. Le nouveau chant, exécuté quelques jours après à Strasbourg, vole de ville en ville. Le peuple de Marseille le chante au début et à la fin de ses réunions politiques. Les bataillons de volontaires marseillais le chantent en se dirigeant vers les frontières nord-est pour défendre leur Patrie en danger. Depuis, le chant de Rouget de l'Isle s'appelle «la Marseillaise».

«La Marsellaise» devient l'hymne national par un décret du 14 juillet 1795, mais ce décret n'est réellement appliqué que le 14 février 1879.

UN COURS DE FRANÇAIS.

Pierre est étudiant à l'Université de Moscou. Il fait ses études à la faculté des lettres. Il est en première année1 . Comme langue étrangère, il apprend le français.

Dans l'emploi du temps des étudiants de première année, les cours de français figurent quatre fois par semaine. Le plus souvent, ces cours ont lieu en matinée.

D'habitude, tous les étudiants sont là à l'heure et attendent l'arrivée du professeur. Mais il y a parfois des retardataires qui accourent au dernier moment. Mais voilà qu'on sonne. Les étudiants prennent leurs places et, quand le professeur entre, ils se lèvent pour le saluer. Le professeur ouvre son cahier et marque les absences.

Aujourd'hui, les étudiants sont seulement six. Deux élèves sont absents. Le professeur commence son cours par rendre aux étudiants les devoirs corrigés2 et leur expliquer leurs fautes. Puis il passe à Г interrogation. Il demande de formuler la règle étudiée pendant le cours précédent et propose à ses élèves des exercices pour voir si la règle est bien assimilée. Ensuite il explique une nouvelle règle de grammaire et cite des exemples. Les étudiants suivent attentivement ses explications. «Suis-je assez clair?»3 demande-t-il de temps en temps. Si quelqu'un ne comprend pas, il reprend son explication et, cette fois-ci, il parle plus lentement.

Ensuite on lit et on traduit un nouveau texte, on commente les phrases et les passages difficiles. Le professeur anime une discussion à partir du texte4. Chacun y prend une part active5 et tâche de bien formuler son avis sur le sujet traité6. Et, pour terminer, le professeur demande de reproduire le texte.

Quelques minutes avant la sonnerie, qui annonce la pause, le professeur dit aux étudiants de noter le travail pour le cours suivant.

Deux fois par semaine, les étudiants travaillent dans la classe vidéo. C'est un laboratoire de langue équipé d'ordinateurs, de vidéo, de magnétophones à cassettes, de casques et de micros. Aujourd'hui, les étudiants vont voir un nouveau film. Avant la projection, le professeur explique les mots et les expressions difficiles, puis on regarde le film. Ensuite le professeur invite les élèves à écouter les dialogues et à les répéter après le speaker en imitant son intonation.

Les étudiants mettent leurs casques, font marcher leurs magnétophones et travaillent. Les étudiants aiment beaucoup travailler dans la classe vidéo, car c'est une façon dynamique d'étudier une langue étrangère et de prendre connaissance de la civilisation d'un pays.

PAUL VA AU LYCÉE.

Paul n'a pas une mauvaise mémoire et il a une bonne diction. Ça suffit à faire de lui un assez bon élève. Par bonheur, il comprend aussi ce qu'il lit ou ce qu'il récite, mais ça, on ne le lui demande pas. Sur son , visé chaque jour par les parents, les notes données par le maître oscillent entre 7 et 9 sur 10 , mais il y a des observations: «bavard» ou «dissipé» et de mauvaises notes de conduite.

Le même maître enseigne tout dans les premières classes, excepté l'allemand.

Avec l'allemand Paul n'a pas de difficulté. Sa mère et lui le parlent à la maison. Dans les cahiers on fait des devoirs allemands en belles lettres gothiques ... D'autres petits garçons apprennent l'anglais ... Mais chacun trouve que l'allemand c'est plus difficelement...

En classe, on récite ou bien on va au tableau faire un problème ... Quand on récite, il y a toujours des copains qui «soufflent». Et parfois ils soufflent des bêtises ... Le maître prononce alors de sévères paroles.

On fait aussi des dictées (pour l'orthographe), des lectures, des calculs ...

Après les classes il faut faire les devoirs à la maison.

Le soir papa et Paul font des problèmes. «Deux locomitives sont lancées sur deux voies parallèles, l'une fait 50 kilomètres à l'heure, l'autre, 80. La première dépense cent kilos de charbon; la deuxième, cent dix kilos par trente kilomètres. Etant donné que et que ... combien ... faut-il de kilos de charbon, etc., etc., si et si et si...»

- Des casse-tête chinois, dit papa.

Paul n'aime pas le calcul et pendant que papa tâche de résoudre le problème, il dessine des bonshommes

Mais on ne peut pas4 toujours dessiner quand on est un petit garçon de sept ans. Il faut faire des analyses, des dictées. Il faut apprendre les verbes.

Le jeudi et le dimanche, il n'y a pas classe, mais il y a encore des devoirs et des devoirs et des devoirs ...

BEAUBOURG.

Le Centre national d'art et de culture Georges Pompidou a été inauguré le 31 janvier 1977. Comme il a été construit sur le plateau Beaubourg, les gens l'appellent plus familièrement Beaubourg. Avant même de commencer à fonctionner, le Centre a suscité bien des débats.

Cette immense construction de verre et d'acier ne ressemble pas aux musées classiques. Son architecture est très originale. Les ascenseurs, les escaliers mécaniques sont enfermés dans de grands tubes en couleur qui se trouvent sur la façade du bâtiment. On le compare le plus souvent à une usine pétrochimique, c'est pourquoi il a reçu le surnom de « raffinerie ».

Beaubourg compte quatre grands secteurs: la Bibliothèque publique d'information de quatre mille places avec une médiathèque, une salle de spectacles et une cinémathèque, le Musée national d'art moderne, le Centre de création industrielle (CCI) et l'Institut de recherche musicale.

La Bibliothèque occupe trois étages. On y trouve 500 000 volumes. Elle dispose de 200 000 diapositives et de 15 000 microfilms. Cette bibliothèque est ouverte à tous, alors que la Bibliothèque Nationale est réservée aux chercheurs. Elle est en libre-service: on prend les livres soi-même et on les laisse sur les tables en partant. Dans la salle d'actualité on peut lire les hebdomadaires, les mensuels, les derniers livres parus. Il y a aussi une bibliothèque pour les enfants de 4 à 14 ans. La médiathèque équipée de 40 cabines permet d'apprendre différentes langues étrangères.

Des troupes de théâtre jouent des spectacles dans une salle de spectacles de 600 places, des écrivains y présentent leurs livres au public.

La cinémathèque dispose d'une salle de 250 places qui permet à tous de voir ou de revoir les œuvres les plus importantes du cinéma de toutes les époques.

Dans le Musée national d'art moderne on trouve des collections nationales, des œuvres de 1905 à nos jours, des expositions temporaires.

Le Centre de création industrielle est un musée de type nouveau qui s'occupe surtout d'urbanisme. Il organise des expositions originales qui attirent un grand public. Il y a aussi un atelier pour enfants où 20 animateurs spécialisés peuvent s'occuper de 500 enfants par jour.

Le Centre reçoit jusqu'à 10 000 visiteurs par jour, sept jours par semaine, de 10 h du matin à 10 h du soir. Il est devenu non seulement le monument le plus célèbre de Paris, mais une cathédrale de la culture, car il a attiré un public nouveau qui n'allait ni au théâtre, ni dans les musées, ni dans les bibliothèques. Il a ouvert la culture à tous.